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* Que se cache-t-il derrière la volonté de supprimer la carte scolaire ? Une réponse dans les propos de DarKos devant les syndicats (le SNES, pour ne pas le citer, qui en publie le C.-R.). On s'aperçoit que tout est dans tout (et réciproquement) et que le problème est bien de réduire le nombre de fonctionnaires (si c'était encore à prouver...)
En vrac, on lit :
Xavier Darcos affirme la nécessité de travailler de façon plus prospective sur les missions de l’école, le fonctionnement, les contenus, l’offre éducative, l’ambition scolaire de la nation, en souhaitant atteindre un consensus large en terme au moins d’objectifs. A partir de discussions sur le métier d’enseignant, il s’agit bien dans son esprit d’éviter un traitement morcelé des questions éducatives. Il réaffirme aussi s’inscrire pleinement dans la politique gouvernementale et sa « réflexion sur la fonction publique » : le remplacement au budget 2008 de la moitié de 75 000 fonctionnaires partant à la retraite concerne l’éducation nationale même si ce c’est pas automatiquement à hauteur des 50 % qu’elle représente. Même si le ministre n’a pas évoqué explicitement les audits collège et lycée, on comprend en creux que les sources d’économies se feraient par réduction des horaires élèves. Ainsi X. Darcos revient sur la lourdeur des horaires élèves en 2nde, la nécessité de mieux rééquilibrer dans la journée enseignement des disciplines générales (le matin), artistiques et sportives (l’après-midi). Il revient aussi sur une présence des élèves dans l’établissement de 16h à 18h pour de l’aide aux devoirs ou la pratique d’activités culturelles ou sportives.
[Sur l'abolition de la carte scolaire] Les établissements qui perdront des élèves auront leurs moyens maintenus mais s’il le faut, des fermetures d’établissement pourront être envisagées à terme.
*Enfin, encore une fois pour bien rire, ce billet de SOS éducation, force progressiste qui tire tout azimut désormais, un truc à donner le vertige politique.
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Darcos-Sarkozy : la grande gabegie continue |
Le
catalogue de la Camif passe sous le contrôle d'un fonds
d'investissement
C'est dans Le Monde
* Pour
vous consoler : vous vous souvenez de la belle
Manif de
droite de 2003 (pour la revoir allez voir ici) ? Une nouvelle manif du
même genre a eu lieu le 12 juin à
Paris. Désormais un site est
consacré à ce nouveau genre de manifestation. On y
trouve tout plein de beaux
slogans.
C'est là
* Et puis, le 24 juin
.... Il se passera quelque chose...
là :
(Cliquez sur l'image)
C'est là.
Et n'oubliez pas, toujours d'actualité le groupe
LIBERAL
D
Son site, son tube :
Libérez Juppé
"Affichant la volonté de poursuivre la politique libérale en vigueur depuis plusieurs années en livrant le secteur scolaire au marché et à la concurrence, M. DARCOS passe à l’offensive et annonce la transformation en profondeur du métier (sur la base des audits réalisées sur les lycées et collèges) :
Suppression de la totalité des décharges des enseignants.
Annualisation du service pour que le temps horaire dû soit effectivement assuré avec un allongement de la durée de l’année scolaire (de 32 à 36 semaines effectives).
Réduction de 20% des heures de cours.
Suppression des dédoublements partout sauf en langues, sciences expérimentales et enseignements technologiques.
Augmentation des heures supplémentaires via les études dirigées, le soutien scolaire, le remplacement de courte durée.
Prime au mérite au vu du résultat de nos élèves ! "
Par qui ? comment ? Pour quoi ?
AFP :
"Abrogation totale" des décrets Robien sur le travail
des enseignants
Le
président Nicolas Sarkozy a annoncé lundi l'"abrogation
totale des décrets Robien" sur le métier d'enseignant,
aux syndicats qu'il recevait en table ronde et qui se
sont dits "satisfaits" puisqu'ils faisaient de la
disparition de ces décrets un "préalable" à toute
discussion.
"Nous sommes
satisfaits car les décrets ont empoisonné la vie des
enseignants", a déclaré Patrick
Gonthier, secrétaire général de l'Unsa-Education dans
la cour de l'Elysée.
"On a été
entendu, c'est positif", a commenté Gérard
Aschieri, secrétaire général de la FSU, première
fédération de l'Education.
Le porte-parole de l'Elysée David Martinon a confirmé
l'abrogation de ces décrets. "Le président de la
République a confié à Xavier Darcos le soin de
mener des
débats de longue haleine sur le métier
enseignant", a-t-il ajouté.
Annoncés pendant la campagne, ces débats doivent
s'ouvrir en
juin et
se poursuivre toute l'année prochaine. "L'abrogation
des décrets était un préalable à
la négociation sur le travail
enseignant", a rappelé M. Gonthier.
En revanche, les 3.058 postes supprimés par le biais
des décrets ne seront pas restaurés: les heures
équivalentes seront compensées en heures
supplémentaires.
"On nous a rappelé les +contraintes budgétaires+, la
promesse de +remplacement d'un fonctionnaire sur deux+
et le fait qu'il n'est pas possible d'améliorer la
fonction enseignante" sans limiter le nombre
d'enseignants, a regretté Thierry Cadart, secrétaire
général du Sgen-CFDT.
"Sur le
travail enseignant, M. Sarkozy a dit que tout était
négociable", a assuré Bernard Kuntz,
président du Snalc-CSEN.
M. Sarkozy a par ailleurs garanti aux syndicats le
renouvellement de 34.400 emplois vie scolaire sur
42.400. Ils seront en revanche divisés de
moitié dans les lycées, où ils assurent notamment
des tâches de surveillance (16.000).
"Le président
a confirmé la suspension de l'apprentissage
à 14
ans", a
ajouté M. Martinon.
* Bivalence
toujours d'actualité. Voici des propos de
DarKos paru le 11/06 dans Le Point, journal
progressiste. C'était le jour même ou N.S. (Notre
Sainteté) recevait N S (nos syndicats).
Déjà,
les syndicats réclament que soit enterré l'autre volet
du décret Robien : la possibilité pour un professeur
volontaire d'être bivalent, c'est-à-dire capable
d'enseigner deux matières. Or, sur ce sujet, Darcos est
droit dans ses bottes : «
Même si le décret est abrogé, nous retrouverons la
bivalence dans la grande discussion qui doit avoir lieu
sur le métier d'enseignant »
,
a-t-il affirmé.
C'est ce que l'on déduit de la déclaration de Fillon (AFP).
François Fillon a estimé jeudi que la promesse électorale de Nicolas Sarkozy d'accueillir les élèves en études dirigées après les cours allait permettre aux enseignants de "travailler plus" et de "gagner plus".
"Nous allons accueillir les enfants en études dirigées après les cours, pour qu'il n'y ait plus d'orphelin de 16H00"[orphelin ? où gosses à garder ?], a déclaré le Premier ministre lors d'un meeting UMP pour les élections législatives à Béziers (Hérault).
La mise en oeuvre de cette mesure "représentera pour les enseignants une opportunité de travailler plus et donc de gagner plus", a-t-il lancé [l'opportunité pourrait être aussi de revaloriser le salaire, qui a perdu 20 % depuis 1981].
Elle leur permettra "d'accomplir jusqu'au bout leur vocation de service public, de relever le défi que la tradition des hussards noirs de la République leur lance dans le monde d'aujourd'hui", a-t-il ajouté [on reprépare 14 ? ].
"Les modalités de ce dispositif devront naturellement être arrêtées de manière souple, dans le cadre d'un dialogue au sein de l'établissement et en liaison avec les collectivités territoriales qui contribuent, elles aussi, à l'accompagnement éducatif", a indiqué M. Fillon. [Notez la porte ouverte : si le chef d'établissement est un nul qui est incapable d'imposer la contrainte à ses troupes, les conseils généraux et régionaux paieront, bien fait pour eux, z'ont qu'a pas être socialistes. Mais au fait, les conseils généraux, ils ne le sont pas tous ! ]
Il y a des chances que lundi, lors de la rencontre entre les syndicats et le Président de la République, il y ait négociation : on retire le décret de Robien (que sur les heures de première chaire), contre l'obligation de travailler plus pour gagner plus (bien sûr, cela va de soi, enfin, on vous l'avait promis non ? ... Quoique, les hussards noirs sont entièrement dévolus à leur mission...).

* A la lecture de cette dépêche de l'AFP
on croit
rêver.
Quelle sera l'exigence
de résultats dans la filière
lettres
classiques par exemple ? On peut
s'inquiéter aussi pour l'histoire de l'art,
l'éthnologie...
Mais surtout le "pas de
dogme" est fort, très fort, encore
une fois.
Fillon: les universités auront "une exigence de
résultats"
François
Fillon a déclaré lundi à Lyon qu'avec la réforme sur
l'autonomie des universités, qui doit être votée à
l'été, les universités auraient "une exigence de
résultats" et "un objectif d'excellence".
"Notre objectif est de permettre à chaque université de
trouver son chemin, adapté à son histoire, à son
organisation, à sa politique scientifique car rien ne
serait pire que d'imposer une règle uniforme à tous les
établissements", a déclaré le Premier ministre, venu à
Lyon soutenir les candidats UMP aux législatives dans
la région Rhône-Alpes.
"Il n'y aura
pas de dogme, pas de règle imposée d'en haut.
En revanche
il y aura une exigence de résultats, et un objectif
d'excellence auquel chaque établissement sera
tenu",
a-t-il souligné.
M. Fillon a rappelé que, parmi les mesures votées à
l'été, il y aurait "la défiscalisation du travail
étudiant". AFP
L'exigence
de résultats ne serait-elle pas, par hasard, une règle
imposée d'en haut ? Bref, il est interdit
d'interdire...
Bref ils sont vexés comme des poux, peut-être parce qu'ils viennent de comprendre qu'ils ne sont pas si utiles que cela et qu'ils ne sont surtout que des gardes-chiourmes. Il faut leur rappeller qu'ils sont aussi des fonctionnaires comme ils savent si bien le dire à ceux qu'ils inspectent ...
Les
inspecteurs s'inquiètent des intentions de
Darcos
"S’il s’agit de donner aux chefs d’établissement un
rôle d’inspecteur qui n’est pas le leur, on fait fausse
route de manière dramatique : ils ne peuvent, par
fonction, être seuls juges et parties, dans une
communauté scolaire qu’ils doivent animer en toute
sérénité pour obtenir l’adhésion et la cohésion de tous
les enseignants. Et ce faisant, réduire le champ
d’intervention des inspecteurs aux seuls cas de
manquements graves et aux récompenses honorifiques (ou
sonnantes et trébuchantes) des « meilleurs »,
consisterait à dénaturer
profondément leur
professionnalité pour n’en faire que
des censeurs
stériles, des gardiens
obtus du nouveau dogme d’État : ne réussissent et ne sont
récompensés que ceux qui composent la minorité de
l’élite, la masse stagne dans son marais, et les «
derniers » de la classe sont punis". Le commentaire du
Snpi-Fsu, syndicat des inspecteurs Fsu, est sévère.
[moi
: Ah bon ce n'est pas ce qu'ils sont déjà ?
]
Les inspecteurs ne digèrent pas les propositions de
Xavier Darcos : évaluer les enseignants selon leurs
résultats et confier cette évaluation aux chefs
d'établissement. Pour eux, "la valeur d’un enseignant
est en fait toujours relative à un contexte nourri de
l’histoire de sa carrière (son âge, sa formation, son
expérience professionnelle), de celle de
l’établissement, de celle de chaque élève composant la
mosaïque humaine d’une classe que seule l’année de
naissance a initialement composée ; un contexte
conditionné aussi par le profil cognitif de chaque
élève et par le travail en équipe pédagogique, engagé
dans l'établissement. Oublier cela reviendrait à ne
valoriser par l’argent que les seuls enseignants ayant
face à eux de « bons » élèves, dans de « bons »
établissements (comme par hasard, situés dans de «
beaux » quartiers), et à stigmatiser les enseignants
qui consacrent leur carrière aux élèves en grande
difficulté d’apprentissage (issus ou situés, comme par
hasard, dans les espaces socio-économiques modestes, ou
marqués par le handicap mental). Ce serait aussi
mépriser l’investissement intellectuel et humaniste des
enseignants qui s’efforcent d’améliorer leurs pratiques
pédagogiques pour prendre en compte la réalité
cognitive ou culturelle de leurs élèves afin de n’en
laisser aucun sur le bord du chemin. Ce serait donc
faire fi de la pédagogie, voire de la didactique,
c’est-à-dire de ce qui fait le cœur du
professionnalisme enseignant". [moi : c'est
beau le discours d'un inspecteur non ?
]
Rectificcatif/
précision (mise à jour du 8/06) :
Selon un postulat lancé par Robert Ballion, sociologue
de l'éducation, et rapporté par mon chef
d'établissement, l'efficacité d'un corps dans
l'administration ne peut être apprécié qu'en négatif,
par la pertubation qu'entraîne sa disparition. Il y a
quelques années, ce fut le cas du corps des inspecteurs
dans l'académie de Toulouse (disparus pour des raisons
que je ne connais pas). La perturbation entraînée a été
nulle.
A
écouter en podcast, le nouvel hymne de
l'inspection.
*La bonne
nouvelle du jour reste quand même que
le privé
devra attendre un peu pour empocher les
millions :
Voici ce que nous apprend Libé :
La
dernière rentrée scolaire à peine faite que la grogne
avait monté, le plus souvent chez des élus de communes
rurales : pas question de subventionner
la scolarisation des enfants inscrits dans une école
privée d'une
autre commune, alors qu'il existe une école publique
sur place. Hier, le
Conseil d'Etat a annulé la
circulaire,
elle-même issue d'une loi sur la décentralisation du 13
août 2004, qui imposait cette obligation.
[Mais]
Tout comme le ministère de l'Education, ses
responsables soulignaient toutefois, hier, que la
circulaire avait été annulée pour un motif
«de pure forme» , et
que la loi devait donc continuer à
s'appliquer.
Aujourd'hui des blogs de profs (après la mort de celui de Le Prof, blâmé du jour) :
Pour rester en prise avec le terrain :
Le premier (et le meilleur, même s'il est récent) livre son quotidien en ZEP, et c'est pas marrant :
http://myownblog.canalblog.com/
Charly,
lui a plus
d'humour,
même si dès fois on s'en fou un peu :
http://charlyleprof.canalblog.com/
Tout
plein
d'études de cas très
instructives de la situation en ZEP dans celui-ci :
http://profenzep.over-blog.com/
Les
plus
célèbres des
profs (ils sont deux) sont sur un blog de Libé :
http://profseteleves.blogs.liberation.fr/silnyavaitqueleseleves/
(je vous conseille les commentaires, une mine pour
connaître la réaction de l'anti -prof de base)
Un
CPE a
aussi parfois de bonnes choses à dire sur son métier :
L'inégalable
Sophie,
dessine son
quotidien éducatif depuis le nord de la France, avec un
vrai talent :
http://lestoujoursouvrables.over-blog.com/
Voilà
pour ce soir...
N'hésitez pas à faire connaitre vos lectures préférées
dans les commentaires.
Cette fois c'est en EPS qu'on a une bonne illustration.
En effet, ces pauvres profs obligés de faire encore 20h de présence face aux élèves, vont enfin pouvoir profiter pleinement de leur intégration à l'éduc. Nat! Ils vont être contents nos profs de sport, heu non, de galipette, euh non, de référentiel bondissant! Et oui ils ne feront plus que 18h, comme tous les autres collègues, et pour qu'ils soient encore plus satisfaits, et bien l'AS leur sera payée en heures sup! Travailler moins mais plus, pour gagner plus, mais c'est pas sûr...
Quel cadeau!
Quoi ?
ils ont
supprimé 60% des postes au CAPEPS?...Ah
mais c'est pour ça alors, il leur manque des profs...
Donc on leur ajoute une heure de cours, et le tour est
joué. Moi qui croyais que c'était pour une plus grande
justice!
Quoi
?
Qu'adviendra-t-il lorsqu'un
chef d'établissement décomplexé
par l'autonomie grandissante décidera de supprimer l'A.
S. ? Economies, économies...
Merci Luc.
Pour avoir la teneur du rapport de l'IG EPS fourni par
un ingénieux formateur voir le pdf ci dessous.
